Publié dans Editorial

Un défi colossal !

Publié le vendredi, 15 août 2025

La ministre de la Fonction publique, du Travail et des Lois  sociales (MFPTLS) Hanitra Fitiavana Razakaboana a inauguré à Toamasina, ce mardi 12 août, la Maison de l’emploi et de la Formation de Région Atsinanana (MEFRA) qui s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à promouvoir l’emploi. 

Le Gouvernement pleinement obnubilé par les contraintes pour assurer le bon déroulement des assises  du Sommet de la SADC ne perd pas le Nord. Il faut gérer sans faute le parcours du Sommet tout en n’occultant nullement la gestion des affaires de l’Etat. Le Sommet avance et parallèlement la vie de la Nation avec ses priorités et urgences continue. En effet, il y a des priorités et des urgences à ne pas négliger ni mettre de côté.

L’employabilité des jeunes se trouve au cœur des préoccupations des tenants du pouvoir. Elle figure parmi les obligations sinon des contraintes que l’Etat  n’a pas le droit d’omettre. Une urgence qui ne souffre d’aucun doute. Etant vu le poids démographique que représente les jeunes de moins de trente ans et la proportion sans cesse croissante de la population en âge de travailler, le Gouvernement ne doit en aucun cas sous-estimer l’ampleur des besoins. En fait, plus de 70% de la population malagasy sont des jeunes de moins de 30 ans. Plus de 50% sont moins de 18 ans. Et une grande  partie des jeunes diplômés, baccalauréat et plus, sont au chômage. Des chiffres effrayants faisant froid dans le dos !

En réalité, un petit faux problème à noter. Ce n’est pas le manque d’emplois qui constitue le vrai problème. Certes, étant donné l’état toujours embryonnaire du développement de l’industrie, l’offre d’emplois demeure insuffisante par rapport à la demande mais le réel blocage se situe au niveau de la question d’employabilité de nos jeunes diplômés. Les emplois à offrir existent quoique limités seulement la grande majorité de nos jeunes sortis de l’enseignement secondaire et après des supérieures sont pratiquement … inemployables. Le fond des problèmes réside donc dans l’inadéquation de la formation / emploi. Et atteindre le niveau d’employabilité répondant aux normes en termes de besoins du pays est le défi monstre qu’il va falloir relever. Un défi colossal que Madagasikara doit faire face. A lui seul, l’Etat ne parviendra pas à survoler l’ampleur des enjeux. L’appel au partenariat Public – Privé s’avère plus que vital. La preuve, la Région Atsinanana ne pouvait pas elle seule se doter de cette Maison. Pour pouvoir subvenir à sa mise en place, la MEFRA , il a fallu solliciter la contribution effective de certaines unités de production de la Région et ceci dans le cadre évidement du 3P. Quatre unités, et pas des moindres, ont répondu favorablement activement à l’appel entre autres  SMMC, CGHV, Ambatovy, SPAT. Elles vont certainement profiter ou bénéficier des « produits » de la MEFRA. De ce fait indubitable, la MEFRA joue le rôle de pont entre l’emploi et la formation. La Maison tente de combler le vide au sein de la formation classique pratiquée jusque-là.

Pour être à la hauteur des attentes, l’éducation et la formation à Madagasikara se doivent de recadrer leurs objectifs et opérer des changements fondamentaux. Et cela, pour enfin circonscrire les aléas du défi colossal dicté par l’employabilité de nos jeunes.

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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